Bonnes adresses

L'auberge du Grapiot à Pupillin (39)

Il est devenu compliqué de manger très bon et pas trop cher, du moins à Paris. Aussi, la fréquentation d’une bonne table de province, en déplacement lors d’une journée de Juillet caniculaire, servant des plats presque rafraîchissants, le tout conjugué à une addition légère est une aubaine à ne pas manquer.

C’est en substance ce que l’auberge du Grapiot propose aux visiteurs et amateurs de vins qui sillonnent la région. L’auberge est située sur la commune de Pupillin, un lieu de passage obligé pour tous les amoureux de vins du Jura, à un jet de pierre d’Arbois. Pierre Overnoy, Emmanuel Houillon, Julien Mareschal (domaine de la Borde), Philippe Bornard, pour ne citer qu’eux, y ont leurs quartiers. Simplicité du décor, vaisselle de bon goût, nous savons dès l’entrée que l’esbrouffe et le bling bling ne sont pas le genre de la maison.

La philosophie culinaire est de proposer des produits locaux et une carte renouvelée tous les mois. Même le pain est fait maison.

Pour cette journée, l’auberge remplit son contrat de proposer une cuisine adéquate par un climat devenu extrême, la température de cette fin Juillet dans la région flirte avec les 38 degrés à l’ombre. On se régale avec ce millefeuille de pastèque, melon, jambon cru et fromage de chèvre, monté en gelée sur son lit de salade, qui sucre sale allègrement sans aucune lourdeur.

Suivront au choix un émincé de cochon sauvage accompagné de sa polenta ou un filet de daurade saisi comme il faut, et quelques gourmandises avant de reprendre la route, comme en témoignent cette jolie tarte aux myrtilles ou encore ce millefeuille aux fraises qui glissent tout seuls dans le gosier avec la petite boule de fraîcheur qui va bien.

Vins, au verre, par nécessité de ne pas oblitérer une après-midi qui va réclamer de l’attention chez Stéphane Tissot, on aurait aimé davantage de choix de ce point de vue, la carte des vins proposait sinon une belle sélection de bouteilles de la région. Café impeccablement servi, avec quelques mignardises et pâtes de fruits pour la route, le tout pour une facturette de 70 euros à deux. Nous y reviendrons, c’est sûr.