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25 septembre 2018 Rencontres > Portraits

Pablo Höcht

Salon R&B - mars 2014

> Loire

En avril 2014, à l’occasion des trente ans de la revue, Pablo Höcht faisait partie des 30 vignerons participants à cette journée, rencontre.

Il en a sous la casquette, Pablo : un diplôme d’ingénieur chimiste, un autre d’œnologue…dont il a surtout retenu ce qu’il n’a pas envie de faire. Ses bases scientifiques lui évitent les prises de risques insensées, mais sa volonté est de se rapprocher au plus près de la nature. Dès la création de son domaine, en 2010, il a adopté la biodynamie avec en tête une envie : « bichonner et faire prospérer mes vieilles vignes. » En cave, les levures sont indigènes, les grappes non éraflées et l’élevage en cuves béton. Exploitant désormais 5,5 ha en AOC Côtes du Rhône villages Séguret et Sablet, après avoir travaillé et beaucoup appris pendant huit ans au chai du Château Saint Cosme à Gigondas, il élabore des vins généreux et sincères, comme lui.


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30 mars 2018 Rencontres > Portraits

Mathieu Coste

Salon R&B - mars 2014

> Loire

Dans le prolongement de l’article sur Mathieu Coste, paru dans le numéro 128, une interview vidéo. En avril 2014, à l’occasion des trente ans de la revue, il faisait partie des 30 vignerons participants à cette journée.

« Une plante, un climat et la main de l’homme »

De formation universitaire (agronomie, oenologie), Mathieu Coste travaille d’abord à la Cave coopérative de Pouilly-sur-Loire, au Lycée agricole de Cosne-sur-Loire, puis au Centre de formation d’apprentis viticole de Beaune et au Lycée viticole de Beaune. En 2008, il rachête le domaine d’Alain Paulat en Coteaux-du-Giennois, ou il poursuit et développe un travail en bio, entamé dés les années 80, sur les 5,5 ha de vignes : 3,5 ha de gamay + 1,8 ha de pinot noir, et un peu de sauvignon. Objectif déclaré : des vins « naturels » et sains. ...

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25 août 2017 Rencontres > Portraits

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Haridimos Hadzidakis, Santorin orpheline…


Les vendanges étaient précoces cette année 2017 à Santorin. Elles finiront sans Haridimos Hadzidakis…
Car Haridimos nous a quittés. Il est décédé juste avant ses cinquante ans, laissant derrière lui un travail inaccompli….
Ceux qui l’ont connu, ont pu remarquer son regard un peu mélancolique, une certaine tristesse dans son sourire, derrière lesquels se cachait un homme talentueux, entreprenant et généreux.
Je me souviens de notre première rencontre, il y a plus de quinze ans, dans son chai minuscule, près du village de Pyrgos. Un vrai capharnaüm que certains de LeRouge&leBlanc ont connu. On se posait la question : que va -t-il nous sortir de son chapeau ? Il montait sur ses fûts, la pipette (kleftis, la “voleuse” comme on dit en grec) à la main, il nous questionnait : « Il est comment ce vin ? » Et les échanges commençaient, se poursuivant à longueur de journée, et les liens se tissaient avec cet homme attachant et passionné par son terroir.

Le poète Kavadias qualifiait les vins de Santorin de « Gloire du cristal » Quelle meilleure image pour les vins d’Haridimos ? Cuvée n°15, Mylos, Nykteri, Pyrgos, Louros, tous des vins de « lieux-dits » à un moment où tout le reste de l’île ne produisait que deux cuvées : Santorin et Santorin en fût…

Ses vins disparaîtront dans quelques années, mais son esprit et les idées qu’il a développées sur cette île si particulière continueront à vivre non seulement à Santorin, mais dans tout le vignoble grec.

Solon Douligéris

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30 avril 2017 Rencontres > Portraits

Fabien Jouves, vigneron sur l'appellation Cahors

Dans le prolongement de l’article sur Cahors, paru dans le numéro 124, une interview vidéo de Fabien Jouves. En avril 2014, à l’occasion des trente ans de la revue, il faisait partie des 30 vignerons participants à cette journée.

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25 mars 2017 Rencontres > Portraits

Jp Géné, disparition d’un authentique gourmet

Authentique, tel est le qualificatif, trop souvent galvaudé, qui me vient immédiatement à l’esprit pour évoquer Jean-Paul Généraux, beaucoup plus connu sous le pseudonyme de Géné. Au téléphone, de sa voix inimitable, il s’annonçait toujours ainsi : « Géné ! ». Petit, le visage rondouillard fendu d’un large sourire, c’était pourtant un grand bonhomme, d’une honnêteté absolue, d’une discrétion pudique et d’un professionnalisme sans faille. À la fin de l’année 2004, à la suite de l’une de ses chroniques à propos de la galette aux mirabelles, je lui avais signalé que les mirabelles de Nancy qu’il vantait ne valaient pas celles de Metz, plus petites et plus sucrées. Un mois après, nous faisions connaissance dans un restaurant parisien, et, quelque temps plus tard, il assistait à l’une de nos dégustations et publiait dans la foulée, dans Le Monde 2, un article à propos de notre revue. LeRouge&leBlanc entra alors dans une autre sphère : les ventes explosèrent et la notoriété de notre revue s’accrut de manière insoupçonnable. LeRouge&leBlanc lui doit beaucoup et le remercie avec émotion. À titre personnel, je ne peux oublier les conseils de rédaction qu’il me prodigua : respecter la longueur des textes (« 1500 signes, ce n’est pas 1499 ni 1501 », m’avait-il expliqué.), avoir toujours le dictionnaire à portée de main et commencer la rédaction d’un texte par sa chute. D’une plume précise, juste et acérée, il ne mâchait pas ses mots, pourfendant la malbouffe et les désastres de l’industrie agroalimentaire, viticulture comprise. Militant intraitable, il n’avait pas son pareil pour défendre aussi bien le purin d’ortie que les graines de Kokopelli. Souvent ses articles évoquaient sa Lorraine natale, ses grands-parents, originaires de la région nancéenne d’un côté, et de Noisseville, en Moselle, de l’autre, qui lui avaient fait découvrir les frichtis lorrains, simples et savoureux. Peut-être, au matin du 23 mars dernier, a-t-il emporté avec lui une quiche lorraine, une galette aux mirabelles ainsi qu’une verrine de confiture de quetsches, sans oublier quelques quilles des côtes-de-Toul ou de Moselle, juste pour les partager avec d’autres… Car Géné était aussi généreux !

Jean-Marc Gatteron

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27 juin 2016 Rencontres > Portraits

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Ingrid et Jean-Philippe Bouchet, paysans-vignerons

R&B N°121 – Été 2016


Chez les Bouchet, le vin a sauté une génération. Marchant sur les traces de leurs grands-parents, Ingrid et Jean-Philippe produisent au Clos des Mourres, des côtes-du-rhône pleins de vivacité et de naturel....

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19 juin 2016 Rencontres > Portraits

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Jacques Granges : adieu l'ami

Le vendredi 10 juin, Jacques Granges, le vigneron mythique du domaine de Beudon, s’en est allé, victime d’un dramatique accident de chenillard. Le village de Fully, le Valais, et tous les vignerons de Suisse et d’ailleurs sont dans la stupéfaction et la tristesse. Pour ceux, qui comme moi (R&B n° 108), ont été accueillis à Beudon, avec une extrême gentillesse et un sens de l’hospitalité hors du commun, par lui et son épouse Marion, le choc est rude. Se rendre au domaine, en empruntant le téléphérique que Jacques avait installé, visiter les vignes perchées en équilibre à plus de 800 mètres, passer des heures délicieuses en compagnie du couple, reste une visite inoubliable. Jacques Granges, l’homme au béret, était un amoureux de la nature, un vrai, et un adepte inconditionnel également de la biodynamie. Lors de ma seconde visite au domaine, Jacques m’avait précisé : « À Beudon, même les étoiles sont plus belles ! ». Depuis quelques jours, le ciel en compte une de plus ! À Marion, à ses enfants, à toute sa famille et à ses amis, Le Rouge & le Blanc présente son témoignage de sympathie et d’amitié.
Jean-Marc Gatteron

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06 juin 2016 Rencontres > Portraits

Dominique Lucas

Dominique Lucas
Domaine Les Vignes de Paradis
Savoie & Bourgogne

« Je suis sorti de l’AOC, je veux être libre de mes actes… »
De la Bourgogne – où se situent les vignes familiales – aux bords du lac Léman – où il a créé en 2008 son domaine Les Vignes de Paradis –, Dominique Lucas poursuit une idée forte et exigeante de la viticulture, qui passe par la biodynamie. Faire « des vins qui expriment leur terroir » tout en étant « des vins qui me ressemblent », dit-il. C’est cette ambition qu’il met en œuvre dans ses cuvées des Vignes de Paradis, issues des 10,5 ha répartis entre Crépy, Marin et Marignan, mais déclarées en simple IGP Vin des Allobroges pour avoir la liberté de s’autoriser – outre le traditionnel chasselas (tel Un Matin face au Lac) – du chardonnay, du savagnin, du sauvignon, du pinot gris ou de l’altesse… Ambition également en œuvre dans les vins de sa société Les Vins du Léman (14 ha sur le terroir de Crépy), ou encore dans ses bourgognes blancs et rouges (2,5 ha autour de Pommard). En attendant peut-être de porter sa passion du côté du Beaujolais…

Domaine Les Vignes de Paradis
Dominique Lucas
Marcorens 74140 Ballaison
04 50 94 31 03
lesvignesdeparadis@orange.fr

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08 avril 2016 Rencontres > Portraits

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Damien Bonnet

R&B N°120 – Printemps 2016


À l’instar de Jérôme Galaup (R&B n° 118), Gaillacois comme lui, Damien Bonnet fait partie de la jeune génération de vignerons trentenaires dont l’avenir semble tout tracé. Ambitieux, talentueux, la tête sur les épaules, il réalise, dans son domaine de Brin, des cuvées qui révèlent l’authenticité du terroir et un savoir-faire parfaitement maîtrisé....

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10 janvier 2016 Rencontres > Portraits

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Even Bakke

R&B N°119 – Hiver 2015/2016


Norvégien par ses parents, Américain par son lieu de naissance, œnologue dans une vie antérieure, Even Bakke a choisi le Ventoux et le Clos de Trias pour exprimer ses talents de vigneron de terroir....

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