Glossaire

  1. Millerandage

    Le millerandage est un défaut de fécondation de la fleur de la vigne – généralement pour des causes météorologiques (pluies, froid) – aboutissant à un avortement partiel des raisins. Les grappes présentent des grains de taille variable et de maturité différente. Les grains millerandés sont petits et sans pépins, mais plus concentrés en sucres.

  2. Minéralisation

    Formation de sels minéraux issue de la transformation de la matière organique : c’est ainsi que les éléments fertilisants deviennent solubles et accessibles aux plantes.

  3. Minéralité

    La minéralité d'un vin est l'expression à la fois quantitative et qualitative de la transformation d'une partie de ses éléments organiques – éléments instables – en éléments minéraux, plus stables, issus de la composante minérale du moût. Cette transformation est évidemment tributaire de la richesse minérale des raisins – et donc notamment du mode cultural – et elle se fait tout au long du processus de vinification et d'élevage, à condition que du soufre ajouté ne vienne pas bloquer le processus. « En œnologie, si les vignerons considéraient la fermentation non par la transformation du sucre en alcool et en gaz carbonique, mais par un phénomène de décomposition de la matière organique, ils auraient une approche différente de leur viticulture et de leurs vinifications. Dans la logique de ce processus, il faut essayer d'avoir au départ des raisins riches en minéraux, lesquels seront libérés par la minéralisation, d'où l'apparition de la composante saline » (David Lefebvre, R&B, supplément au n°100).

  4. Minéraux

    Les minéraux sont des sels puisés essentiellement dans le sol par les racines de la vigne comme le potassium, calcium, magnésium, fer, manganèse, phosphore, chlore, soufre, carbone et silice...

  5. Moisissures à aspergillus

    Les moisissures à aspergillus (ou Aspergillus niger) est une maladie fongique causée par le champignon aspergillus niger, le symptôme principal est une moisissure noire sur les raisins.

  6. Moraine

    La moraine est un amas de débris minéraux déposé par une nappe de glace ou un glacier.

  7. Mousseux

    Vin effervescent riche en gaz carbonique – pression supérieure à 3 bars – et présentant une mousse abondante à l'ouverture de la bouteille, tel le champagne. Les vins effervescents moins riches en gaz carbonique – entre 1 et 2,5 bars – sont des pétillants.

  8. Mycorhize

    La mycorhize est le résultat d'une relation principalement symbiotique entre un champignon et les racines d'une plante. Les fins fils (“hyphes”) du champignon sont directement reliés aux racines des plantes et assurent un échange d'éléments nutritifs : la plante fournit au champignon des combinaisons de sucres, et le champignon à la plante des éléments minéraux importants. La mycorhize est une composante majeure de la rhizosphère*.

  9. Rancio

    Goût caractéristique de vins issus d'un élevage oxydatif ménagé : notes de noix, de pruneau, de torréfaction, de cacao, etc.

  10. Rendement

    En viticulture, le rendement peut s’entendre de deux façons. Le rendement agronomique désigne le poids de la production de raisin calculé à l’hectare de vigne, exprimé en kg/ha (c’est le cas en Champagne, ou dans des pays comme l'Italie), alors que le rendement viticole – en France le plus couramment pris en compte – fait état du volume de jus calculé en cave à partir de la vendange d’un hectare de vigne, exprimé en hl/ha. Ce dernier varie en fonction du cépage et du millésime. Approximativement, la transposition peut s’évaluer ainsi : tonne/ha x 0,63 = hl/ha. Chaque A.O.C. fixe dans son cahier des charges le rendement maximum autorisé (les vignerons les plus qualitatifs étant la plupart du temps sensiblement en dessous de ces chiffres, en conditions climatiques “normales”). On peut regretter que cette information ne tienne pas compte du nombre de plants de vigne par hectare, chiffre qui varie énormément selon les régions viticoles, entre 4 500 et plus de 10 000 pieds par hectare. Il est évident qu’un rendement de 40hl/ha dans le second cas est, ramené au pied de vigne, ce qui devrait être la norme, bien inférieur à un rendement de 30 hl/ha dans le premier cas.

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